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Historique

LMPF

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Les racines du football toulousain

Deux clubs dominent le football toulousain avant la Première Guerre mondiale : le Stade Olympique des Etudiants Toulousains et le Stade Olympien Vélo Sport de Toulouse. Les « Etudiants » se paient même le luxe d'éliminer sèchement (5-0!) l'Olympique de Marseille (1905) et le fameux Olympique Cettois (1907) en phases finales du championnat de France U.S.F.S.A. Hélas, les Toulousains n'atteignent jamais la finale nationale, échouant en demi-finales en 1905 et 1906. Les Etudiants se muent en « Stade Toulousain » (1908) et dominent sous ce nom la période allant jusqu'à la première guerre mondiale, sans pour autant atteindre les demi-finales nationales.

Ainsi, contrairement à une légende tenace, le football de « haut niveau » est pratiqué dans la Ville Rose depuis déjà un siècle! Toulouse, à l'image de Bordeaux, est à la pointe du football dans une zone pourtant largement favorable au rugby. Rappelons ici que les rugbymen du Stade Toulousain n'engrangent leur premier titre national qu'en 1912.

 

La fondation du club

L'entre-deux-guerres est nettement plus favorable aux manieurs de ballon ovale. Toutefois, l'idée de créer un grand club pro à Toulouse émerge rapidement. Le 7 juillet 1936, une commission de propagande pour l'implantation du football professionnel à Toulouse se réunit sous l'impulsion de M. Lauriol et du président du FC Sète voisin, Georges Bayrou. On décide d'organiser des matches de prestige afin de jauger le potentiel de spectateurs dans la cité des violettes. La première rencontre oppose le club espagnol de Badalona au FC Sète (victoire sétoise 3-0) devant 10.000 spectateurs. Les Sétois affrontent ensuite Cannes : nouvelle victoire de Sète et surtout nouveau succès populaire. Enfin, le 3 janvier 1937, les Toulousains goûtent au football européen avec un match Wiener de Vienne contre Kipest de Budapest. Ces matches d'exhibition s'étant montrés concluants en terme de recettes, la création d'un club professionnel à Toulouse est décidée.

Le 20 mars 1937, dans une salle du 9 place des Arcades au Capitole, naît le Toulouse Football Club, dont les couleurs sont rouge et blanche. M. Lauriol en est le président. Le club est admis à disputer le championnat professionnel de Division 2 en juillet 1937. Le Stadium (10.000 places) est mis en chantier en cette même année 1937 afin d'accueillir la prochaine Coupe du monde de football.

 

Les débuts du club (1937-1939)

Le premier entraîneur-joueur de Toulouse est l'ancien capitaine de l'équipe de France, Pierre Cazal. Le gardien Roux et les attaquants Cammarata, Laurent et Jelinek sont les fers de lance de la jeune équipe. Pour leur première saison, les Rouge et Blanc terminent à une honorable 7e place. En Coupe de France, le T.F.C. atteint le stade des 8es de finale. L'Olympique Lillois met fin à cette campagne (1-0).

A signaler durant ces années 30' la présence dans l'équipe du toulousain André Riou, futur entraîneur du club qui se distinguera par la suite en remportant pour la première fois le championnat (1958) et la coupe (1954) de Belgique à la tête de l'équipe du Standard de Liège, toujours coiffé de son sempiternel béret sur le banc de touche.

L'avant-centre Planques signe à Toulouse pour la somme importante pour l'époque de 65.000 F. Avec ses coéquipiers, il mène le T.F.C. en 4e position du championnat 1938-39.

Le club pendant la guerre (1940-1945)

Mais la guerre intervient. De nombreux joueurs s'exilent à Toulouse (dont le 1er buteur de la Coupe du monde Lucien Laurent), et le club devient une place forte du football français. Au cours de la saison 40-41, le T.F.C., renforcé par les Racingmen Raoul Diagne, Maurice Dupuis et Mario Zatelli, ainsi que Lucien Laurent, enlève la finale de la Coupe de France de zone non occupée face à Saint-Étienne (1-0 but de Zatelli). En finale inter-zone, les Toulousains, qui pratiquent un W.M. défensif avec marquage individuel, sont battus 3-1 par les Girondins de Bordeaux. Deuxième des championnats de zone Sud 1941 et 42, le T.F.C. est enfin sacré champion en 1943.

Les vainqueurs du championnat sud 1943:
Azza, Benezech, Camarata, Cros, Daho, Enée, Fascinati, André Frey (international), Hoffmann, Jelinek, Curt Keller (international), André Riou, Mario Zatelli

La saison suivante, la funeste réforme du colonel Pascot transforme le T.F.C. en Toulouse-Pyrénées. Cette équipe fédérale atteint la 6e place en championnat et les 8es de finale de la Coupe de France, tandis que le T.F.C. amateur est éliminé en 16es.

Dès 1944, les équipes fédérales disparaissent et le T.F.C. professionnel renaît. Toulouse parvient en demi-finales de la Coupe 1945, mais est sèchement éliminé par Lille, 4-0.

 

De la Libération aux joies de la Coupe (1945-1961)

Le T.F.C. est reversé en D2 à la reprise des compétitions de paix. MM. Bardou, Masal et Carrière composent le comité directeur du club. Cammarata est nommé entraîneur-joueur et recrute René Vignal. La ligne d'attaque Cammarata-Keller-Hoffman inscrit 88 buts dans la saison (seul le L.O.S.C., champion de D1, fait mieux avec 89 buts), permettant au T.F.C. de terminer 2e derrière Montpellier au goal-average et d'accéder en Division 1. M. Bardou quitte alors la président avec le sentiment du devoir accompli. M. Lauriol reprend son poste. De nouveaux joueurs font leur apparition comme Noël Sinibaldi, mais très vite, les résultats sont plus que moyens ; M. Bardou est alors rappelé à la présidence. Il place Enée, joueur au T.F.C. depuis 1942, au poste d'entraîneur. Celui-ci parvient à maintenir le club parmi l'élite en arrachant la 14e place.

A l'intersaison 1947, Toulouse perd de nombreux joueurs dont Keller et Vignal, cédé au Racing pour 2 MF. Le gardien Ibrir, Fortunel, Sbroglia et Bilancini endossent la tunique rouge et blanche. Toujours sous la conduite d'Enée, le T.F.C. se classe 13e.

La grande affaire de l'année 1948 est l'arrivée à Toulouse du canonnier yougoslave Golob, grâce au talent de négociateur du président Bardou. Les frères Lanfranchi sont également recrutés et le T.F.C. se hisse en 9e position au printemps 1949. Le club de la cité des violettes évolue désormais dans un Stadium refait à neuf et pouvant accueillir jusqu'à 35.000 spectateurs. La saison suivante montre enfin la vraie valeur de la formation toulousaine, juste renforcée par Urbanski et Marty. Seconds à l'approche des fêtes de fin d'année, les « Violettes » décrochent la 4e place, avec quelques regrets. Le président Bardou est tout de même fier de son équipe qui peut compter sur un public fidèle : plus de 10.000 spectateurs de moyenne sont enregistrés au Stadium!

Durant la période des transferts, l'avant-centre Poblome et le meneur de jeu Gomez quittent la ville rose, tandis que l'attaquant de Valladolid Vaquero vient renforcer la ligne offensive. Durant la saison 1950-51, la malchance s'acharne sur le T.F.C. L'infirmerie ne désemplit pas et les finances sont au plus bas. En cours de saison, le siège du club quitte la place du Capitole pour s'installer rue d'Alsace. Ce déménagement provoque une scission au sein des dirigeants, les anciens restant alors au Capitole!

17e au classement final en 1951, les Toulousains retrouvent « l'enfer de la D2 ». Un changement s'opère alors à la tête du club : le comité directeur est réduit à six membres dont MM. Lonné et Puntis. M. Bardou reste président et Enée entraîneur. Il dirige une équipe qui enregistre les départs de Fortunel, Sbroglia, Marcel Lanfranchi et Ibrir. Pour composer sa formation, Enée s'appuie sur une base défensive solide (Mercadier, Jean Lanfranchi, Libar et Bouchouk), mais délaisse quelque peu l'attaque. Résultat, le T.F.C. est 12e de D2, en marquant seulement 52 buts pour 57 encaissés.

Cette désillusion entraîne une nouvelle révolution de palais : M. Puntis, ancien trésorier et mécène du club, est porté à la présidence. Il démet Enée de ses fonctions et nomme Charles Nicolas entraîneur. Dans le même temps, le T.F.C. perd son international André Frey, au club depuis 1944. Rapidement, les Toulousains sont à la lutte en haut de tableau avec Strasbourg. Le match décisif entre les deux clubs se déroule à la Meinau devant 27.000 spectateurs dont un millier de Toulousains. À cette occasion, les supporters du T.F.C. offrent à leurs homologues strasbourgeois une oie vivante. Hélas, du fait d'un arbitrage très contestable de M. Tordjam, le match, remporté par Toulouse 2-1, se termine dans la plus grande confusion : envahissement du terrain, intervention de la police... Du coup, les Strasbourgeois, mécontents, rendent l'oie! De retour à Toulouse, les supporters s'occupent de l'animal puis le font empailler à sa mort. Ainsi, cette « mascotte » trônera désormais au siège du club.

A l'issue de la saison, les Rouge et Blanc sont sacrés champions de D2 et accèdent en première division. L'attaque toulousaine est particulièrement efficace avec 92 réalisations, tandis que la défense est hermétique (29 buts concédés). Cette équipe 1952-53 a fière allure : citons ici le gardien Rouxel, les défenseurs Pleimelding et Hadad, les milieux Rossi, Dereuddre et Cahuzac, sans oublier les redoutables attaquants Hamid Bouchouk, Mellberg (meilleur buteur cette saison avec 27 buts) et le Finlandais Rytkonen, grande vedette du T.F.C. jusqu'à son départ en 1960.

Eliminé en Coupe de France en 8es de finale, le T.F.C. participe à la première Coupe Drago. Le 5 mai 1953, Sochaliens et Toulousains s'affrontent en finale. Menés 3-0 à la mi-temps, les Toulousains remontent leur handicap après le repos, 3-3! Sochaux est déclaré vainqueur après tirage au sort... La même année 1953, Toulouse est également finaliste du Trophée Teresa Herrera face au Real de Madrid, qui l'emporte 8-1.

De retour en D1, Jules Bigot, ex-international et deux fois vainqueur de la Coupe de France, prend en main l'équipe. Sur leur lancée, les Toulousains jouent les premiers rôles en championnat, se classant 4e en 1954. M. Puntis quitte alors son poste de président pour reprendre celui de trésorier. M. Lonné lui succède, mais est toujours conseillé par son prédécesseur.

La saison 1954-55 voit un combat acharné pour la première place entre Toulouse et le Stade de Reims. Le jeudi 3 février 1955, 30.000 spectateurs envahissent les tribunes du Stadium, deux heures avant le coup d'envoi du choc T.F.C.-Reims. Même les patrons toulousains accordent à leurs employés une permission exceptionnelle! L'ailier Valorizek ouvre la marque pour Toulouse. Le T.F.C. se dirige alors tout droit vers une victoire importante, quand l'arbitre accorde un penalty aux Rémois. Raymond Kopa le transforme et les deux équipes se séparent sur ce score nul de 1-1. Finalement, les Rémois sont sacrés champions de France, les Toulousains ratant le titre et une place en Coupe des Champions, nouvellement créée, pour quatre points...

Septième en 1956, puis 8e en 1957, le T.F.C. a bien du mal à suivre les grosses cylindrées pour le vingtième anniversaire du T.F.C. professionnel. Pour fêter dignement cet événement, les Toulousains accèdent en finale de la Coupe de France! Le parcours ne fut pourtant pas aisé : dès les 32es de finale, les Toulousains souffrent pour battre la modeste équipe de Blanzy-Montceau (2-1). En 16es, menés 2-1 par Lens, les Toulousains arrachent le match nul grâce au but de l'Argentin Di Loreto. Aucun suspense pour le match d'appui, le T.F.C. s'imposant 3-0.

Au tour suivant, les Rouge et Blanc peinent pour éliminer Grenoble (D2). Là aussi, le match d'appui est nécessaire pour atteindre les quarts (0-0 ; 2-0). Se présente alors Sedan, vainqueur de l'édition précédente. Di Loretto, encore lui, arrache le résultat nul dans les ultimes secondes de jeu d'un but de la tête. Sous le coup de l'émotion, Jules Bigot s'évanouit et est transporté dans les vestiaires sur une civière! Lors de la prolongation, les Toulousains, survoltés, inscrivent deux nouveaux buts, et, malgré le retour des Sedanais, obtiennent leur qualification pour les demi-finales.

30.000 spectateurs à Colombes accueillent le T.F.C. et l'OGC Nice, grand favori de l'épreuve. Après 54 minutes de jeu, les Toulousains mènent déjà 2-0. Mais en neuf minutes, les Niçois reviennent au score. Dans les ultimes instants de la partie, Bocchi décoche un tir des trente mètres qui fait mouche. Toulouse se qualifie pour la première fois en finale de la Coupe Charles Simon!

Les hommes de Bigot affrontent le SCO Angers à Colombes. La partie est arbitrée, fait unique, par un Anglais, M. Clough. Il assiste à un match agréable où neuf buts sont inscrits! Le T.F.C. mène rapidement au score 3-0 grâce à un doublé de l'international René Dereuddre et un but de Bouchouk. Grâce à son système de jeu moderne en 4-4-2, le T.F.C. garde une confortable avance. Bocchi, Di Loreto et Brahami alourdissent même la marque, et Toulouse remporte la Coupe 6-3.

Les vainqueurs de la coupe de France 1957:
Guy Roussel, Richard Boucher, René Pleimelding, Guy Nungesser, Robert Bocchi, Pierre Cahuzac, Said Brahimi, René Dereuddre, Eduardo Di Loreto, Aulis Rytkonen, Hamid Bouchouk (entraîneur Jules Bigot)

Voir les resultats detaillés de la coupe de fance 1957 >>> cliquez ici

Quatre jours plus tard, le T.F.C. se mesure au vainqueur de la Cup anglaise, Aston Villa. À la surprise générale, les Toulousains s'imposent 2-1.

Malgré l'arrivée de Jean Wendling, les années 1958 et 1959 sont assez ternes pour le T.F.C. (10e et 14e, présence de l'international Lucien Muller). En revanche, 1960 voit le retour des Toulousains en haut de tableau. Emmenés par René Pleimelding, entraîneur depuis 1958, le gardien Guy Roussel, les internationaux Richard Boucher, Pierre Cahuzac et Léon Deladerière, le Suédois Yngve Brodd et le Finlandais Aulis Rytkonen propulsent le T.F.C. en 5e place. Cet embellie ne dure pas et les trois années suivantes les Toulousains retrouvent le ventre mou du classement.

 

La présidence de Doumeng (1961-1967)

Au seuil de la saison 1961-62, Jean-Baptiste Doumeng, le « milliardaire rouge » ami de M. Puntis, devient président. Sous son impulsion, les Toulousains se hissent à nouveau à la 5e place en 1964.

Le 16 juin 1964, Kader Firoud, joueur durant la guerre, devient entraîneur. Après une saison d'adaptation (11e), où Firoud met en place un système de jeu hyper défensif, le T.F.C. accroche une brillante 4e place qui lui ouvre les portes de la Coupe d'Europe des Villes de Foires. En Coupe de France, après avoir successivement éliminé Angoulême, Gueugnon, Lyon et Sochaux, les Rouge et Blanc affrontent le RC Strasbourg en demi-finales. Sous la pression de Baraffe, Dorsini et Jacky Bernard, Toulouse ouvre la marque dès la 11e minute par Soukhane. Suite à l'expulsion du gardien toulousain Devis, Soukhane prend sa place dans les buts. Les Strasbourgeois en profitent et arrachent la prolongation dans les ultimes secondes de jeu. Strasbourg enlève tous les espoirs de finale aux Toulousains avec deux nouveaux buts.

En 1966, le T.F.C. découvre enfin les joutes européennes. Opposés aux Roumains du Dinamo Pitesti, les Toulousains s'imposent 3-0 devant une petite chambrée (5.000 spectateurs). Tout semble bien engagé pour passer ce tour, mais en Roumanie, en l'espace de neuf minutes, Pitesti revient au score. Mené 4-1, le T.F.C. reste qualifié. Hélas, dans les dernières minutes, le Roumain Turkan brise les rêves toulousains en inscrivant un cinquième et dernier but.

Cette saison est également la dernière pour le Toulouse Football Club. Le président Doumeng est à la recherche d'argent et frappe à toutes les portes, y compris à la mairie, pour renflouer les caisses du club. En vain... Le club, avec joueurs et staff technique, déménage alors à Saint-Ouen et offre la possibilité au Red Star, qui se morfond en D2, de rejoindre l'élite! Toulouse est dépossédée de son cher T.F.C. ; le foot professionnel est mort dans la ville rose. Malgré le scandale qu'engendra cet authentique vol de club, il faudra encore attendre plusieurs années avant que la Fédération ne limite à quelques kilomètres les possibilités de fusion entre deux clubs (années 1980).

Un parfum grisant d'Europe

 
Au cours des saisons suivantes, le TFC s'offre un recrutement de gros calibre (Bergeroo, Christophe, Domergue, Ferratge, G. Lacombe, Lopez, Marcico, Roussey, Soler, Stopyra, Tarantini, etc.) pour asseoir sa place en D1 puis viser rapidement l'Europe. Sous l'impulsion du Suisse Daniel Jeandupeux puis celle, plus énergique, de Jacques Santini, les résultats suivent en dents de scie : 11e en 1983, 5e en 1984, 11e en 1985, 4e en 1986 avec enfin la qualification pour la Coupe de l'UEFA. Dans cette compétition, le TFC fait sensation en éliminant au premier tour le Naples du grand Diego Maradona (0-1, 1-0, t.a.b.), le Pibe de Oro lui-même manquant le tir au but décisif dans un Stadium en folie. L'aventure européenne s'achève hélas au tour suivant face au Spartak Moscou (3-1, 1-5). En 1986-87, Toulouse réalise cependant sa meilleure saison à ce jour, terminant 3e en Championnat et se qualifiant de nouveau pour l'UEFA. L'année suivante, et malgré une peu glorieuse 13e place en D1, le TFC élimine les Grecs du Panionios au premier tour (5-1, 1-0) avant de s'incliner en seizièmes de finale (1-1, 0-1) face aux Allemands du Bayer Leverkusen qui remporteront l'épreuve cette année-là.

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Ascenseur pour l'enfer

 
La fin des années 80 voit le TFC arriver en fin de cycle : les grands noms quittent le club, de même que Santini dont le style exigeant ne fait plus l'unanimité. Le déclin est inexorable et Toulouse descend en Division 2 en 1994. Tout au long des années 90, l'ascenseur entre D1 et D2 est de règle sur fond de situation financière précaire. Le drame éclate finalement en juillet 2001 : relégué en D2 sur le terrain, le TFC se voit rétrogradé d'un rang supplémentaire pour raisons financières par la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) de la Fédération. Le club se transforme de SAOS en SASP et repart en National, quasiment de zéro, sauvant toutefois son statut professionnel et donc son centre de formation. 

La renaissance

 
Autour du gardien-capitaine Revault et des défenseurs Stéphane Lièvre et William Prunier restés fidèles à leurs couleurs, une génération de jeunes formés au club endosse le maillot violet avec l'objectif de remonter en Ligue 2 le plus rapidement possible. Les Pitchouns dépassent toutes les espérances et réalisent l'exploit sensationnel de remonter de deux divisions en deux ans avec un effectif presque inchangé, retrouvant la Ligue 1 en 2003. Après deux saisons de stabilisation en L1 et un recrutement ambitieux (Batlles, Bergougnoux, Dalmat, Moreira, etc.), le TFC annonce viser une place durable dans le haut du tableau à court terme et la qualification pour l'Europe à moyen terme. La saison 2005-06 ne répond cependant pas aux espérances, le club étant rapidement éliminé de toutes les coupes nationales et terminant dans le bas du tableau en Ligue 1. Elie Baup s'engage au poste d'entraîneur pour trois ans en mai 2006 en remplacement d'Erick Mombaerts, désormais en charge des questions sportives et de formation, puis le président Sadran recadre les ambitions du club à la baisse et fixe l'objectif 2006-07 « entre la huitième et la douzième place » en Championnat.

Après un excellent début de saison suivi d'une nette baisse de régime à l'automne, le TFC réalise de très bons résultats sur la phase retour où il est à égalité avec Marseille. Le club décroche un billet pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions en terminant 3e de la saison 2006-2007 à la toute dernière journée, ayant reçu deux points de plus par décision de justice après l'interruption du match contre le FC Nantes le 19 mai, les supporters nantais ayant envahi la pelouse à trois minutes de la fin. Cette 3ème place est donc acquise lors de la dernière journée face aux Girondins de Bordeaux après une victoire 3-1 au Stadium grâce à un doublé du suédois Johan Elmander. Dans le même temps, les autres prétendants, outre Bordeaux, sont battus, comme le Racing Club de Lens à Troyes, 3-0, ou tenus en échec, le Stade Rennais, à Lille, 1-1, avec l'égalisation de Nicolas Fauvergue à la 93ème minute qui envoie les toulousains directement en Ligue des Champions.

Revivre cette derniere journée en video >>> cliquez ici

Pour le retour en coupe d'Europe et pour le premier match de Ligue des Champions de l'histoire du club, le TFC a le malheur de rencontrer en aout 2007 un géant européen, le Liverpool FC. Après un match perdu 0-1 au stadium, le TFC perd quinze jours plus tard 4-0 à Anfield Road dans un match à sens unique. Le TFC se voit donc reverser en Coupe de l'UEFA où il affrontera le FK CSKA Sofia au premier tour.

Blasons succesifs :

A venir

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Entraîneurs

  • 1970-1972 : José Farias
  • 1972-1973 : Pierre Dorsini
  • 1973-1974 : Richard Boucher
  • 1974-septembre 1974 : Paul Orsatti
  • Septembre 1974-juillet 1975 : Richard Boucher
  • Juillet 1975-septembre 1975 : Jacques Sucré
  • Septembre 1975-1976 : Émile Daniel
  • 1976-1977 : Richard Boucher
  • 1977-1978 : Angel Marcos
  • 1978-1979 : Just Fontaine
  • 1979-1983 : Pierre Cahuzac
  • 1983-1985 : Daniel Jeandupeux
  • 1985-1989 : Jacques Santini
  • 1989-1991 : Pierre Mosca
  • 1991-septembre 1992 : Victor Zvunka
  • Septembre 1992-décembre 1993 : Serge Delmas
  • Décembre 1993-1994 : Jean-Luc Ruty
  • 1994-novembre 1995 : Rolland Courbis
  • Novembre 1995-1997 : Alain Giresse
  • 1997-décembre 1997 : Guy Lacombe
  • Décembre 1997-octobre 2000 : Alain Giresse
  • Octobre 2000-2001 : Robert Nouzaret
  • 2001-2006  : Erick Mombaerts
  • 2006 : Élie Baup

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Présidents

  • 1970-1977 : Lilian Buzzichelli
  • 1977-1978 : Yves De Lagarcie
  • 1978-octobre 1979 : Jean-Jacques Astoux
  • Octobre 1979-1981 : Bernard Garrigues
  • 1981-décembre 1985 : Daniel Visentin
  • Décembre 1985-avril 1992 : Marcel Delsol
  • Avril 1992-mai 1999 : André Labatut
  • Mai 1999-2001 : Jacques Rubio
  • 2001 : Olivier Sadran

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Bilan par saison

Saison  Div. Class. Vic. Nuls Déf. B.P. B.C. Dif.   Coupe de France  Coupe de la Ligue Coupes d'Europe
1973-74 D2 B 3e 17 5 12 64 42 +22 - - -
1974-75 - - - - - - - - - - -
1975-76 D2 B - - - - - - - - - -
1976-77 D2 A - - - - - - - - - -
1977-78 D2 A - - - - - - - - - -
1978-79 D2 A - - - - - - - - - -
1979-80 D2 B - - - - - - - 1/32 f. - -
1980-81 D2 A 2e 20 7 7 66 30 +36 1/32 f. - -
1981-82 D2 A 1er 18 10 6 50 25 +25 1/32 f. - -
1982-83 D1 11e 15 6 17 52 66 -17 1/8 f. - -
1983-84 D1 5e 19 7 12 57 41 +16 1/16 f. - -
1984-85 D1 11e 11 13 14 43 49 -6 1/2 f. - -
1985-86 D1 4e 18 7 13 59 44 +15 1/32 f. - -
1986-87 D1 3e 18 12 8 54 32 +22 1/8 f. - C3 : 2e tour
1987-88 D1 13e 14 7 17 35 47 -12 1/8 f. - C3 : 2e tour
1988-89 D1 10e 12 15 11 44 46 -2 1/16 f. - -
1989-90 D1 9e 13 12 13 39 39 0 1/32 f. - -
1990-91 D1 19e 8 15 15 33 45 -12 1/16 f. - -
1991-92 D1 11e 11 14 13 33 40 -7 1/16 f. - -
1992-93 D1 13e 9 16 13 36 45 -9 1/4 f. - -
1993-94 D1 19e 4 15 19 26 60 -34 1/16 f. - -
1994-95 D2 4e 22 11 9 69 43 +26 8e tour 1/4 f. -
1995-96 D2 5e 18 9 15 40 34 +6 8e tour 1er tour -
1996-97 D2 2e 22 9 11 61 32 +29 1/32 f. 1/16 f. -
1997-98 D1 15e 9 9 16 26 46 -20 1/32 f. 1/8 f. -
1998-99 D1 18e 6 11 17 24 53 -29 1/32 f. 1/4 f. -
1999-00 D2 3e 18 9 11 52 31 +21 1/16 f. 1/8 f. -
2000-01 D1 16e 9 10 15 34 49 -15 1/32 f. 1/16 f. -
2001-02 Nat 3e 21 11 6 - - +34 6e tour 1er tour -
2002-03 L2 1er 21 9 8 - - +26 1/8 f. 1er tour -
2003-04 L1 16e 9 12 17 31 44 -13 1/8 f. 1/16 f. -
2004-05 L1 13e 12 10 16 36 43 -7 1/16 f. 1/16 f. -
2005-06 L1 16e 10 11 17 36 47 -11 1/32 f. 1/4 f. -
2006-07 L1 3e 17 7 14 47 43 +4 1/16 f. 1/8 f. -



 
 
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